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Autrefois, en 1954 ...

Précisions sur les dernières secousses telluriques en Algérie

Ces derniers jours, des secousses telluriques ont été enregistrées, dans certaines régions du pays, dont le séisme de 5 degrés sur l’échelle de Richter qui a frappé dimanche (17h) la wilaya de Bejaia, relèvent d’une activité sismique « modérée », a assuré le directeur général du Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG), Abdelkrim Yellès.

« Il se produit, durant toute l’année, une activité sismique propre aux régions du nord du pays, elle se situe entre 70 à 100 secousses en moyenne par mois, 2 à 3 secousses de magnitude entre 3 et 3,5 degrés, sont enregistrées quotidiennement”, a déclaré à l’APS M. Yellès, précisant que ces secousses “espacées et modérées” sont dues au “rapprochement de deux continents, l’Afrique et l’Europe ».

Au sujet du séisme qui a secoué la wilaya de Bejaia, M. Yellès a estimé qu’il s’agit d’un « simple séisme modéré, fréquent dans les régions sismiques que compte l’Algérie ». Selon les propos du premier responsable du CRAAG, cette secousse, dont l’épicentre a été localisé en mer à 16 km à l’est de Bejaia, « ne devrait inquiéter en rien les populations de la région ». Dans son analyse, M. Yellès a rassuré la population, en relevant que l’Algérie « n’est ni le Japon, encore moins l’Indonésie », soulignant que ce processus sismique est un « phénomène naturel qui se produit de façon permanente ». « Ce qui est différent, par contre, c’est le fait que ces secousses soient ressenties de plus en plus dans les centres urbains, elles touchent l’ensemble des régions du pays «, a-t-il expliqué.

Les moyens de prévention

Interrogé sur les moyens de prévention contre ce type de phénomène naturel, M. Yellès a insisté sur l’application du code parasismique et le respect des normes internationales en matière de construction, pour l’ensemble de la population, surtout lorsqu’il s’agit de constructions privées, à l’instar des grands projets et des grandes infrastructures que réalise le secteur de l’habitat en Algérie. L’Algérie connaît des secousses dites “modérées” à faible intensité, les tremblements de terre à forte magnitude comme celui de Boumerdès en 2003, et celui d’El Asnam (Chlef) en 1980 “sont très rares ou très espacés dans le temps”, note encore M. Yellès.

Bejaia, 24 heures après le tremblement de terre

La vie reprend son rythme normal à Béjaia. Les populations des différentes localités de la wilaya ont repris leurs activités après le tremblement de terre d’avant-hier qui a secoué la région d’une magnitude de 5.0 degrés sur l’échelle Richter et qui a causé une grande panique dans les foyers. Une secousse tellurique qui heureusement n’a pas fait de victime. Hier la situation s’est normalisée et les gens ont repris leurs activités.

Les services de l’hôpital Khellil Amrane ont reçu près d’une soixantaine de personnes sous chocs émotionnels. Six blessés ont été enregistrés dont deux étudiants ayant sautés de leur chambre de la résidence universitaire et quatre personnes ayant des égratignures aux membres supérieurs. Toutes les personnes admises à l’hôpital ont regagné le soir même leur domicile.

Certes, la secousse a été ressentie dans les wilayas limitrophes de Bejaia, Jijel et Sétif. L’épicentre localisé à 16 kilomètres à l’est de la wilaya en mer, soit près d’Aokas a causé des fissures à quatre maisons dans cette localité. A Bejaia-ville, plusieurs murs de maisons se sont lézardés et trois toitures ont cédés sous le choc de la secousse.

Plusieurs sinistrés se sont rendus hier au siège de la daïra pour demander d’être reloger dans le plus bref délai. Par ailleurs les services de l’APC ont mis à la disposition des sinistrés des matériaux de construction pour réparer leurs maisons.

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