Activité sysmique en Algérie – Les explications du CRAAG

activité sismique en Algérie

Dix séismes d’une magnitude comprise entre 3 et 4,9 ont frappé le nord de l’Algérie en mois d’un mois, le plus important est celui qui a provoqué d’importants matériels vendredi à Mila. Pour le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag), il n’y a rien d’exceptionnel.

L’activité sismique enregistrée récemment dans le pays « entre dans le cadre de l’activité normale enregistrée sur le nord de l’Algérie », et due principalement au rapprochement entre les deux plaques tectoniques africaine et eurasienne, explique Chafik Aïdi chercheur au CRAAG, ce lundi à la Chaîne III de la Radio nationale.

« Activité sismique normale »

« Mensuellement, on enregistre entre 10 et 30 secousses et chaque année on recense entre 300 et 400 secousses avec des magnitudes qui varient entre 2 et 3. Les secousses de magnitude 3 sont ressenties », explique cet expert.

Chafik Aïdi a rappelé qu’en juillet, le CRAAG a enregistré une secousse à Mila et deux autres ont suivi en ce début août, dans la même région.

« La première à 7h13 de magnitude de 4,9 et la deuxième de 4,5. Et depuis vendredi on continue d’enregistrer des répliques », précise-t-il.

À Mila, aucune victime n’a été déplorée, mais des dégâts matériels ont été constatés. Un autre séisme de magnitude 4,3 a été enregistré dans la nuit de samedi à dimanche 9 août, à Sidi Ghilès (Tipasa).

Des failles sismogènes au nord du pays

Le représentant du CRAAG rappelle que l’Algérie se trouve à la lisière des deux plaques (africaine et eurasienne), ajoutant que le nord du pays est traversé par des failles qui peuvent être sismogènes.

« Apprendre à vivre avec les séismes »

Son conseil à la population est qu’elle apprenne à vivre avec ce genre de phénomène naturel.

« Il faut apprendre à vivre avec. Et surtout, il faut avoir une culture sur comment réagir pendant et après la secousse, [Lire : Que faut-il faire] et bien entendu il va de soi que les constructions doivent être bâties selon les normes antisismiques de pays qui connaissent des activités sismiques comme le nord de l’Algérie », recommande l’expert. Le représentant du CRAAG reconnaît que « pas mal de constructions ne sont pas contrôlées ».

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